Nos bêtes et nous

Vécu : j’ai adopté à la SPA

 

Lundi, ça a fait un an que nous avons adopté Simone à la SPA de Gennevilliers. J’en profite pour faire le bilan, peut-être répondre à certaines de vos interrogations, ou me confronter à vos a priori. Par avance bravo à tous ceux qui réussiront à aller au bout de ce (long) article !

 J’ai toujours vécu avec des chats, en tout cas tout le temps où j’ai vécu avec mes parents, dans le Pas-de-Calais. Donc quand j’ai déménagé pour mes études j’ai dû m’habituer à ne plus vivre avec des animaux, et à ne voir les miens que pendant les week-ends (quand j’étais à Lille) ou les vacances (pendant la période où j’étais à Bordeaux). Cela me manquait bien sûr, mais hors de question de prendre un animal étant seule ! Pas le temps, pas les moyens, pas de jardin… Donc je câlinais ceux des autres dès que l’occasion se présentait !

Arrivée à Paris en 2013, rebelote : un studio, pas de jardin (inconcevable pour moi puisque j’ai toujours vu mes chats évoluer dehors), peu de temps à la maison (métro, boulot, soirées, dodo). Heureusement notre voisin avait un adorable chat roux, qui a bien squatté le studio quand on y était 🙂 Toujours ce manque mais avec cette certitude que non, ce n’est pas raisonnable d’avoir un animal domestique à Paris.

2015 : déménagement dans un appartement un peu plus grand, une super copro avec une cour arborée (et déjà plusieurs chats qui en ont fait leur territoire !). C’est sûr qu’on allait se sentir bien ici 🙂

Et puis en 2017, LE cadeau d’anniversaire : une litière ! Enorme choc, oui parce que Monsieur me soutenait toujours mordicus que NON nous n’aurons pas de chat (pour les mêmes raisons qu’évoqué ci-dessus). Et à force j’étais tellement convaincue que j’ai ressorti tous les arguments pour NE PAS avoir de chat à la maison. Bref, on en discute, et on décide de laisser passer l’été (nous sommes fin juin) et de prendre une décision en rentrant de vacances. Adopter un animal c’est un réel engagement, à ne pas prendre à la légère (ça éviterait une bonne partie des abandons chaque année MAIS BON !)

Finalement l’idée fait assez vite son chemin (non je n’étais pas du tout en train de benchmarker les jouets et accessoires pour chat dès le lendemain !), mais de toute façon on part en vacances en août donc on attend la fin de l’été pour aller à la SPA.

Notre état d’esprit à ce moment-là : on y va en se disant qu’on ne prendra un chat que s’il peut s’adapter à notre mode de vie (une cour oui mais avec plusieurs chats déjà, un appartement au 3ème étage, des journées de travail bien remplies et des week-ends parfois absents). Pas de chaton (parce qu’un chaton demande beaucoup d’attention et de présence), et tant qu’à faire si on a le choix on prendra plutôt un chat qui a du mal à être adopté. Mais pas un chat atteint de FIV (le « sida » du chat), à cause des autres chats dans la copro, trop de risques. Et la veille on va acheter tout ce qu’il faut pour accueillir notre hypothétique colocataire (sac de transport, gamelles, croquettes, brosse, jouets…) « Tant pis si on revient sans, on retentera, ce ne sera pas perdu ».

Comment cela se passe à la SPA ?

En arrivant à l’accueil, vous remplissez un formulaire qui permet à l’association de voir si des animaux peuvent vous correspondre (taille de l’appartement, balcon, enfants, allergies, nombre d’heures dans la journée où vous êtes absents, etc.) Le formulaire contient aussi des questions pour savoir si vous avez une idée de ce qui vous attend en adoptant (coût d’un vaccin, combien de visites chez le véto, bêtises qui peuvent être faites par l’animal…)

Ensuite, vous pouvez aller voir la chatterie / le chenil et partir à la rencontre des animaux. On l’a fait mais on était totalement perdus ! On ne savait pas comment procéder, on tournait en rond. Et au début personne ne nous orientait vers un ou plusieurs chats. Puis un bénévole est venu à notre rencontre et nous a présenté plusieurs chats qui pourraient s’adapter à nous. Et là commence la partie la plus difficile : la comparaison ! On essaie d’avoir des interactions, on regarde leur âge, on essaie d’en savoir plus sur leur histoire… Et évidemment on veut tous les prendre !

Donc là on se rappelle de nos « critères », et on décide d’adopter Saleme, une chatte noire de 10 ans, même si elle nous a mordu (après les câlins) pendant la rencontre ! A la SPA, les animaux malades ou âgés (à partir de 10 ans) sont considérés comme « SOS », cela signifie que vous ne payez pas de frais d’adoption, mais vous pouvez faire un don du montant de votre choix à l’association. Donc on s’est dit : « Chat noir (les superstitions ont la dent dure), âgé, on va lui donner sa chance. »

Et ensuite c’est assez rapide, les bénévoles la sortent de la cage pour la mettre dans notre sac (pour nous ils ont galéré, elle ne se laissait pas faire, très rassurant pour la suite !), on signe le contrat d’adoption, on récupère le carnet de santé, le passeport, et on rentre à la maison ! Et c’est la SPA qui s’occupe de faire les démarches de changement de propriétaire auprès de l’ICAD (sous un mois environ). Pour ma part j’ai seulement fait la demande de changement de nom.

L’emménagement : c’est une phase très intimidante, pour elle comme pour nous ! On ouvre le sac de transport, on la laisse sortir, on ne va pas vers elle et on la laisse découvrir ! Assez rapidement on la perd de vue : madame a réussi à se coincer dans un recoin de notre armoire ! Et comme elle est encore un peu timide, elle ne miaule pas ! Mais finalement elle prend ses marques très rapidement (moi qui m’attendais à galérer pendant une semaine pour l’approcher) et au bout d’une heure environ, la voilà sur nos genoux, installée sur le canapé, à faire ses premiers ronrons ! Seule ombre au tableau : elle ne mangeait rien les premiers jours, on n’a jamais su pourquoi (le changement brutal de maison probablement). On a un peu paniqué mais c’est vite rentré dans l’ordre, elle s’est bien rattrapée la petite !

Pour sa phase d’adaptation, on ne l’a pas laissée sortir pendant un mois pour qu’elle prenne bien ses marques dans l’appartement, puis on a laissé la porte ouverte quand on était à l’appartement, et petit à petit elle s’est appropriée un espace supplémentaire (les escaliers, voire la cour aujourd’hui !). Ca a pris du temps mais on a respecté son rythme.

Première visite chez le vétérinaire : elle a d’abord eu un check up à son arrivée au refuge (dans lequel elle n’est restée qu’une dizaine de jours finalement), puis on l’a ramenée deux semaines après car la SPA prend en charge les vaccins prévus pendant ou juste après le séjour de l’animal au refuge. La visite s’est très mal passée : peut-être stressée en retrouvant le refuge, nous devions rester dans la salle d’attente pendant la consultation, et nous nous sommes fait réprimander par le vétérinaire : « Vous auriez pu nous dire qu’elle était agressive, elle a attaqué mon assistante quand elle a mis la main dans la cage de transport ». OK, alors 1) on ne la connaît que depuis deux semaines et c’est la première fois qu’on l’emmène chez le vétérinaire, donc comment aurait-on pu vous prévenir ? Bon je vous confirme que Simone n’aime pas le vétérinaire ! 2) n’importe quel animal se sentirait agressé si on plongeait la main dans la cage de transport pour l’attraper 3) cela fait beaucoup de visites chez le vétérinaire d’un coup, pas évident pour l’animal…

Heureusement on a une super véto à côté de la maison, qui adore les chats, mais Simone ne l’aime pas non plus ! Malgré la pâtée et l’herbe à chats…tant pis !

Et le prénom ?

Saleme ? Comme les sorcières ? Bof, on n’aime pas trop, et on préfère lui donner un nom qu’on a choisi pour marquer le fait qu’elle est adoptée officiellement. Mais il ne faut pas non plus la perturber, donc il faut garder à peu près la même sonorité. Et assez vite, l’évidence : elle s’appellera Simone ! Prénom court, qui ressemble à son ancien prénom, en adéquation avec son âge, et en hommage à Simone Veil qu’on admire tous les deux. Ah là là, cette manie d’appeler son animal par un nom d’humain… 🙂

Bilan : c’est une boule d’amour, pot de colle à ses heures, très joueuse malgré son âge, elle est en bonne santé (on souhaite que ça dure le plus longtemps possible), et elle ne fait presque pas de bêtises (oui les griffes sur le canapé et le fauteuil c’est tellement mieux que le griffoir!). Elle a son caractère mais on apprend à se connaître et ça se passe bien, elle n’a pas l’air malheureuse en tout cas !

N’hésitez pas si vous avez d’autres questions sur l’adoption, je serai ravie d’y répondre, surtout si cela peut vous aider à sauter le pas!

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Simone en pleine activité
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Simone réfléchit au sens de la vie
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Simone joue à cache-cache!

 

Et vous c’est quoi votre histoire de rencontre avec votre animal ?

1 réflexion au sujet de “Vécu : j’ai adopté à la SPA”

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